Envole-toi.

Un jour, m’en allant promener
Tout en flânant de l’autre côté de la rive
Je t’aperçus virevoltant comme un papillon blanc.
Toi si belle, si aérienne,
Tu t’éloignais de moi comme une âme en peine,
Immaculée comme la robe d’une mariée.
Dans ce paysage si vivant
Tu me paraissais tellement irréelle.

D’un pas lancinant, m’en allant promener
Plongée dans mes pensées je t’avais déjà oubliée.
Belle rivière, jonchée de ton petit pont de bois,
Dans la plénitude,
Je suis passée au-dessus de toi, sans savoir pourquoi.
Un peu plus loin, en dessous du bouleau
Je m’y suis allongée, afin de m’y assoupir.

Lors de mon réveil, je te vis posée là tout à côté de moi.
Je t’avais prise pour une créature irréelle,
Douce comme du velours je t’ai touchée du bout des doigts
Avec ma plume j’ai voulu coucher mes pensées sur toi.
Mais oserais-je te souiller, de mon encre bleue ?
Non je ne pense pas, je préfère te rendre à la liberté
Car si tu restes à mes côtés, je ne répondrai plus de moi.

Une légère brise se leva t’emportant au loin vers d’autres lieux.
Comme l’oisillon insouciant quittant son nid, tu es repartie !
Heureuse et sereine oui je l’étais de ne pas t’avoir souillée
Car je savais que tu emportais avec toi mes rêves inachevés
Feuille de papier envole toi
Et blanche tu le resteras.
 

Le 27/06/02 16 :41 :24
Laurence Lalot
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