24/05/02 18:50:32
Laurence Lalot

 

Lettre aux nostalgiques.

Qui es-tu ?

Peut-être le souffle du vent ou alors un grain de sable qui vient du désert,
un rayon de soleil ou une note de musique,
Je cherche sans cesse.
Mes idées s’emmêlent, tu es comme un vague souvenir
enfuit dans ma mémoire trouble
Je te soupçonne, je crois pouvoir t’apercevoir.
Et je cherche toujours.

Une respiration, un arôme, une saveur, peu m’importe,
Dans le tréfonds de l’océan, dans la puissance d’une montagne ou bien le magma d’un volcan.
Et je cherche encore et encore.
Dans un dernier soubresaut, peut-être te trouverai-je.
Je sais que je t’aime, mais qui es-tu ?

Peut-être chrysalide ou arc-en-ciel,
gouttelette de pluies peu m’importe.
Ma mémoire ne s’embrumera pas d’avantage,
Car comme une ombre qui commence à se profiler
je commence à te soupçonner, à te deviner
et je vais bientôt te toucher.

Des senteurs me reviennent peu à peu
une première pluie sur une terre brûlée,
ma mémoire se remet à grésiller
mon enfance, je l’ai vécue chez toi
combien de sol n’ai-je pas foulé, avant de te reconnaître,
terre rouge, terre d’amour.

Tant de souvenirs que j’ai du enfuir au plus profond de moi
maintenant je ne veux plus je ne peux plus,
nostalgie reste auprès de moi, je t’en prie.

Terre d’Afrique non je ne t’ai pas oubliée.
Comme l’enfant qui dépend de ses parents,
moi j’ai besoin de toi.
De tes rivières aux sentiers battus,
de ta lumière et du soleil chaud sur ma peau
de tes grands lacs bordés d’arbres majestueux.
Je veux juste emplir ma tête de bons souvenirs, et ne pas t’oublier.
Car je préfère vivre avec la nostalgie, que de mourir sans souvenirs.

 

                 Lalot Laurence                                                                                                  Lalot Sarah
             Kolwezi 1965 à 1976                                                                                  Née à Kolwezi en 1971